13/08 - MORTAIN / BEAUVOIR
Le repas du soir, au camping des Cascades sera écourté. Le ciel s’assombrit tout commence par un petit crachin normand.
Les tentes encore toutes humides de la nuit dernière n’auront même pas le temps de sécher. Il faut se hâter de les monter. La pluie démarre lentement mais surement...
Les « Boyeldieu » qui viennent les retrouver au retour de leurs vacances en Drôme, ont juste le temps de s’installer. Au réveil, la pluie tombe toujours. Le départ est programmé pour 09h00, il va falloir sortir les habits de pluie. Notre bonne étoile semble nous avoir abandonné... tout le monde est prêt, serrés sous les auvents des sanitaires. Le groupe qui va rouler est important, renforcer par la présence des Boyeldieu, (Pascal, Anne et Laurianne, de Sylvain, Fanny et Mick du Puy en Velay)... 19 personnes sur la routes (40 roues !!) il va falloir gérer !
Départ repoussé à 10h00, pluie ou pas pluie. C’est parti... la descente du raidillon de Mortain, « 80 mètres », rendue glissante par la pluie, fait figue d’épouvantail... les handbikes ouvre t la route, interdiction de doubler, les freins crissent. A l’arrivée en bas, on peut tout lâcher, derrière il faut remonter le même ou presque. Le sommet atteint, leur fait se rendre compte que la pluie a cessé... tout va s’éclaircir en une petite demi-heure. La voie verte est retrouvée à 3 kilomètres du départ, mais quelle voie verte !!
La pluie a tout détrempé, flaques d’eau à gogo, portions en terre quasi impraticables. C’est le « Planter de Boyaux » !! Les cyclistes sont crépis dans le dos, les handbikers sont à l noce, l’eau et la boue projetés par les roues rentrent dans le casque, coulent dans le cou... ça vaut le Paris-Roubaix... les crevaisons viennent compléter les difficultés. Mick en VTT, Fabien en VTT et Xavier qui avait jusqu’alors échappé à cet ennui technique. Les femmes qui jouxtent la voie verte, ont ouverts des passages sur celle-ci... pour leurs bêtes, qui sont passé et repassé... décrire l’état de la voie à ces endroits serait impossible. Passage au ralenti mais crépissage supplémentaire garanti !
A 13h00 l’arrivée au pique-nique du Ducey rend hilares tous ceux qui attendent avec impatience ; l’intendance, les enfants et petits-enfants de Patrick, Tatiana, et Claudine, les bras chargés de brioches ! Les handbikers sont méconnaissables, des tas de boue. Les handbikes n’ont même plus de couleurs, sinon couleur sable. Ce fut véritablement du handbike cross !!!

Repas rapide à base, casse-croute, il faut être avant 17h00 au camping de Beauvoir. Arès quelques photos, pour Ouest France, un petit décrassage des handbikes (et handbikers) c’est reparti dès 14h15. La voie verte a bien séché. L’arrivée à Pontaubault leur rappelle que ce jour, le soleil a rendez-vous avec la pluie.
Petit à petit, celle-ci s’intensifie, et les 15 derniers kilomètres se feront presque au radar. Après Meleray, par sécurité, le groupe est divisé en deux. La D75 avec une circulation très dense dans les deux sens, présent des risques réels. Même pas le temps d’admirer la baie (dans le brouillard !!)
Chacun est concentré sur sa trajectoire.. Quitter la D75, pour bifurquer sur Beauvoir, s’avère sous la pluie très difficile Enfin, le retour au calme par la rive..
La route de la Bergerie, fermée, imposera un demi-tour (toujours sous la pluie). Quand est-ce qu’on arrive ?? C’est encore loin ?? Les esprits s’impatientent. Dernière ligne droite vers Beauvoir par Ardenson. L’arrivée par la rue d’Astériac leur réserve une surprise de taille. Le comité d’accueil est là. Tous les amis de Vauvillers, Melincourt et des environs sont là.. La Haute-Saône a tenu à s’associer au défi. Yves et Marie Jo (du camping-car) sont là eux aussi. Mais surement pas pour vérifier l’état de leur véhicule !!
Marie-Françoise Letellier, du CDH de la Manche, l’organisatrice de la journée du lendemain est là comme prévu pour permettre dès ce soir l’initiation sur la joëlette (matériel indispensable pour accéder à l’église abbatiale du Mont-Saint-Michel). La pluie qui s’est calmé pour cette initiation redouble alors de violence pour ne pas cesser de la nuit…
Le sommeil est difficile à gagner.. demain, le but sera là… face à eux… les amis, la famille, tous rassemblés donnent une dimension forte à cette arrivée.. L’émotion est là… et dire que demain….