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Qui est-il?

Bernard Hinault

Bernard Hinault, a 56 ans. Grand sportif, il est devenu dans les années 80, le grand champion de cyclisme après ses victoires sur le Tour de France, la Vuelta, le Tour d'Espagne et bien d'autres courses cyclistes prestigieuses... Homme au caractère affirmé et à la volonté acharnée, il a su imposer sa marque de fabrique dans le monde du vélo.

 

Bernard Hinault a gentiment accepté d'être le parrain du défi "De la Haute-Saône au Mont Saint Michel: la roue tourne..." et nous l'en remerçions.

BIOGRAPHIE

St Michel - Les partenaires

Dons Privés

Leur défi

 

nullCavalier de loisir depuis près de 30 ans, Accompagnateur de Tourisme Équestre, président d'une association de cavaliers, Patrick fait, en 2000, une sévère chute de cheval qui le rend paraplégique.  

Sur son lit d'hôpital, il fit le serment de se rendre à Lourdes à cheval si la nature voulait bien le faire remarcher.  

Après 4 ans de rééducation acharnée au Centre de Rééducation Fonctionnelle de NAVENNE (70), il est en mesure de ne marcher qu' avec des cannes anglaises et avec difficulté, certes, mais il marche.. et surtout a repris l’équitation.  

Son serment, il le vit intensément du 29 Juin au 16 Aout 2008, et devant la Vierge à Lourdes, après 1251km parcourus, il dépose le caillou qui lui brisa la colonne vertèbrale, 8 ans auparavant....

Mais Patrick n'en reste pas là.. c'est mal le connaître que d'imaginer cette aventure se terminer ainsi!!

Investi dans son rôle de Président du Comité Départemental d'Équitation, cadre au Comité Handisport de Haute-Saône.. il délaissera quelques semaines ses dossiers..   pour un nouveau périple.

 

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A l'occasion de ce nouveau défi, Patrick sera accompagné d'un équipier exceptionnel, un homme prêt à tout lui aussi pour s'en sortir Dominique, originaire de Vauvillers (70). En 2008, il subit une opération chirurgicuale, cure de hernie discale thoracique. Masseur kinésithérapeute, il fait un constat accablant: "Il est paraplégique..."...

Dès lors, son souhait de reprendre son activité professionnelle et ses activités physiques (vélo, ski, tennis de table, natation...) devient son leïmotiv, sa rage de vaincre.

Sa rééducation prend une part importante durant plus d'un an, au centre de Rééducation Fonctionnelle de Brégille / Besançon, où il fait connaissance de son nouveau moyen de locomotion, son fauteuil roulant.. Le comble pour un kiné de se retrouver patient...

En 2009, enfin il reprend son activité de kinésithérapie dans son cabinet libéral à Vauvillers.

Dominique a suivi en 2008, le défi de Patrick, et c'est en communion de volonté et de motivation, qu'ils partiront ensemble vers leur défi, leur destination: la Baie du Mont Saint Michel...

 

De la Haute-Saône au Mont Saint Michel: la roue tourne.. tel est le nom de cette nouvelle aventure, défi soutenu par monsieur Bernard HINAULT, qui a accepté d'en être le parrain...  

 

A vos souris.. Tenez vous prêts!!

 

email.gif lourdes-sur-mes-4-jambes@laposte.net

Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 13:27

On vous l'avait promis.. voilà la vidéo que Patrick et Dominqiue ont présentée lors de leur intervention dans les différents CRF...

Une vidéo qui a marqué les esprits et surtout ouvert à la discussion...

La voici rien que pour vous!!

 

 
A bientôt
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 14:55

Avec Dominique Martin, Patrick Gentilhomme a accompli la promesse qu'il avait faite à son arrivée à Lourdes en 2008 : déposer un jour le caillou qu'il venait de trouver à la Porte Saint-Michel à la basilique du Mont-Saint-Michel

 



Après son périple vers Lourdes en 2008, Patrick Gentilhomme (Melincourt) s'était fixé un nouveau défi : rejoindre le Mont-Saint-Michel  en hand-bike, vélo à trois roues mû à la force des bras. Dès le mois de juin 2010, il a été rejoint dans son projet par Dominique Martin, paraplégique lui aussi depuis 2008, kinésithérapeute à Vauvillers.

La préparation minutieuse dès septembre 2010 leur a permis, comme prévu, de prendre le départ dimanche 24 juillet dernier pour arriver dimanche 14 août. Le parcours, composé de dix-neuf étapes d'environ 55 à 60 km chacune, les a fait passer par la Haute-Marne, l'Aube, la Marne, la Seine-et-Marne, l'Essonne, l'Eure et loir, l'Orne et enfin la Manche. A l'issue des trois semaines de périple,  les compteurs affichaient 932 kilomètres à l'arrivée au pied du Mont-Saint-Michel. 

L'intendance gérée par Arlette, l'épouse de Patrick, et bénévolement par Denise et Claude, les parents de Dominique, était assurée à partir de deux camping- cars qui suivaient les deux hand-bikers.

Pour des raisons de sécurité, ceux-ci étaient, en permanence, accompagnés sur les routes par cinq cyclistes, la famille de Dominique, Françoise et les trois enfants, et Morgane Devilloni, secrétaire du Comité départemental handisport de la Haute-Saône.

  

 

  

 

Outre ce défi sportif que s'était fixé les deux hommes, il s'agissait aussi pour Dominique de "prouver à sa famille que malgré son handicap, il pouvait partager avec ses proches, une même passion sportive, un même défi". Par ailleurs, le point d'orgue de leurs motivations allait se situer dans les CRF (centre de rééducation fonctionnelle), que tous les deux se s'étaient promis de visiter : Troyes, Coubert, Saint-Fargeau, La Ferté-Macé et Tesse-la-Madeleine. Dans chacun d'eux, grâce aux équipes de direction qui les ont autorisé à apporter leurs témoignages, ils ont pu "rencontrer les patients et leur porter leur message d'espoir". L'émotion fut à son comble "notamment à Saint-Fargeau et  à La Ferté-Macé spécialisés dans l'accueil d'enfants et adolescents".

Le périple a démarré le dimanche 24 juillet par une température "plus que frisquette", pas plus de 8 degrés à 9 h. Cependant leur "bonne étoile" ne les quittera quasiment pas puisque, malgré le mauvais temps de ces trois semaines, Patrick et Dominique ne rouleront jamais sous la pluie : seul l'après-midi du 13 août se déroulera sous une plie fine et tenace... "Il fallait bien arroser notre arrivée, dans la baie du Mont-Saint-Michel".

Contrairement à ce qui avait été envisagé, peu d'étapes seront de tout repos. Les dénivellées positives qui se succèderont mettront à mal les bras des hand-bikers : "le plateau de Langres, les coteaux des vignobles de campagne dans l'Aube, la région du Perche et les contreforts du Massif Armoricain dans l'Orne rappelleront à tous, hand-bikers comme cyclistes, que ce périple n'est pas une promenade de santé". Même l'étape Boischampbault-Morancez, leur montrera que la Beauce n'est "pas aussi plane que cela", de plus celle-ci sera ponctuée d'incidents techniques à répétition qui ont singulièrement allongé le temps passé sur la route : "Départ à 9h et arrivée à 18h. Dure journée...". Seule l'étape Dienville-Troyes a été facile puisque essentiellement sur la Vélo Voie des lacs de la Forêt d'Orient.

  

 

  

Quelle que soit l'étape, l'accueil réservé au groupe fut exceptionnel. Les communes qui, faute de camping, ont ouvert gracieusement les portes de leur salle des fêtes. Les particuliers qui ont offert le gîte, et même le couvert, y compris pour les journées de repos. Les campings qui se sont associés pour la plupart spontanément à la démarche de Patrick et Dominique. Tous ceux rencontrés sur le parcours, intrigués par cet étrange équipage, et qui finalement ont rejoint virtuellement les deux hand-bikers par l'intermédiaire du Blog. Les motards de la Fédération française des motards en colère qui ont piloté le groupe pour la traversée de Troyes et surtout pour toute l'étape parisienne, Coubert-Saint-Fargeau, apportant une aide considérable dans le parcours. Les directions des CRF visités qui, leur réservant un accueil hors du commun, leur ont offert la possibilité d'apporter leur témoignage et leur ont permis des échanges "exceptionnellement riches".

Pour Patrick et Dominique, ces trois semaines demeureront exceptionnelles dans leur mémoire. Tous leurs partenaires, pas moins de soixante entreprises et soixante-dix particuliers, ont tenu dès le début de cette année à s'associer à leur démarche, vont leur permettre de concrétiser leur promesse :  venir en aide à toutes les personnes handicapées du département en achetant du matériel  spécialisé qui permettra  de compléter l'équipement des clubs handisport (joëlettes, fauteuils de sport, équipement spécifiques...) et en assurant des compléments de formation aux personnels d'encadrement et aux éducateurs.

Le côté sportif de leur périple laissera à Patrick et à Dominique des souvenirs impérissables : l'accompagnement pendant les quatre premières étapes, de Julien Casoli qui a tenu à marquer de sa présence, l'intérêt qu'il portait à ce défi ; l'effort individuel répété chaque jour,  au sein du groupe, qui a permis à chacun de parvenir au but ; la nécessité de se surpasser, de repousser ses limites pour franchir quelques rampes mémorables, la côte d' Arrentières dans l'Aube avec presque trois kilomètres à prêt de  13 %, la côte de Mortain permettant d'accéder au Camping des Cascades avec plus de 20 % de moyenne...

"L'apothéose" a été "la dernière étape", Beauvoir-Le Mont-Saint-Michel, soit cinq kilomètres que Patrick et Dominique ont tenu à parcourir "en symbiose" avec leurs familles et leurs amis. Pas loin d'une centaine de personnes ont ainsi bravé les kilomètres pour venir les rejoindre dès le samedi 13 août.

  

 

  

C'est un convoi impressionnant qui s'est ébranlé le dimanche 14 août depuis le Camping des Pommiers pour rejoindre le Mont par la voie cyclo à une vitesse de moins de 5 kilomètres à l'heure, "une vraie procession". Patrick, encadré par sa famille et surtout ses deux petites-filles qui avaient tenu à marcher à ses côtés en le tenant par la main, et Dominique, encadré par son épouse et ses trois enfants, ses parents et les amis. 

L'arrivée au Mont-Saint-Michel, fixée à 9h en raison de la marée qui commençait seulement à refluer, a été orchestrée par Marie-Françoise Letellier,présidente du Comité départemental handisports de la Manche, et a été "grandiose". L'ensemble du groupe, une centaine de personnes, a découvert le Mont "de façon exceptionnelle".

Les 400 marches qui permettent l'accès à la basilique ont été gravies par Patrick et Dominique en joëlette, grâce au dévouement de leurs porteurs. C'était "une ascension très physique que ceux-ci ne seront pas prêt d'oublier. Elle a été ponctuée par de nombreuses poses au milieu des touristes médusés qui commençaient à arriver".

Sur le parvis de la basilique, le groupe a été pris en charge par Serge Poisson, technicien aux Monuments Nationaux, et a eu droit à une visite, elle aussi et de l'avis des habitués, "exceptionnelle". Les commentaires du guide ont laissé béats d'admiration tous ceux qui avaient déjà eu l'occasion de visiter le Mont. Serge Poisson a réservé une surprise à Patrick qui avait promis de laisser à l'Archange Saint-Michel le caillou trouvé en 2008 sous le sabot de son cheval, à son arrivée à la basilique de Lourdes, à la Porte Saint-Michel. La chapelle Notre-Dame-Sous-Terre, très rarement proposée aux visites, a été exceptionnellement ouverte afin de permettre à Patrick d'y déposer, avec la plus grande ferveur et dans le recueillement de tous, son témoin. "La boucle était bouclée".

 

 

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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 16:34

Avant de mettre en ligne toutes les photos (euh, triées quand même avant..) et parce que vous n'avez jamais été aussi nombreux à soutenir Dom et Papa...

 

Parce que hier, ils ont eu le plus beau moment d'émotion.. parce que faire la fierté de ses enfants, quand on est un Papa handicapé, ça n'a pas de prix!!

 

Nous sommes fiers de vous deux, très fiers... Merci de ce joli message, de tolérance, de respect, de pugnacité... merci à vous deux.. et à une prochaine fois???

 

Allez.. place aux photos!!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 15:26

Le repas du soir, au camping des Cascades sera écourté. Le ciel s’assombrit tout commence par un petit crachin normand.

Les tentes encore toutes humides de la nuit dernière n’auront même pas le temps de sécher. Il faut se hâter de les monter. La pluie démarre lentement mais surement...

Les « Boyeldieu » qui viennent les retrouver au retour de leurs vacances en Drôme, ont juste le temps de s’installer. Au réveil, la pluie tombe toujours. Le départ est programmé pour 09h00, il va falloir sortir les habits de pluie. Notre bonne étoile semble nous avoir abandonné... tout le monde est prêt, serrés sous les auvents des sanitaires. Le groupe qui va rouler est important, renforcer par la présence des Boyeldieu, (Pascal, Anne et Laurianne, de Sylvain, Fanny et Mick du Puy en Velay)... 19 personnes sur la routes (40 roues !!) il va falloir gérer !

Départ repoussé à 10h00, pluie ou pas pluie. C’est parti... la descente du raidillon de Mortain, « 80 mètres », rendue glissante par la pluie, fait figue d’épouvantail... les handbikes ouvre t la route, interdiction de doubler, les freins crissent. A l’arrivée en bas, on peut tout lâcher, derrière il faut remonter le même ou presque. Le sommet atteint, leur fait se rendre compte que la pluie a cessé... tout va s’éclaircir en une petite demi-heure. La voie verte est retrouvée à 3 kilomètres du départ, mais quelle voie verte !!

La pluie a tout détrempé, flaques d’eau à gogo, portions en terre quasi impraticables. C’est le « Planter de Boyaux » !! Les cyclistes sont crépis dans le dos, les handbikers sont à l noce,  l’eau et la boue projetés par les roues rentrent dans le casque, coulent dans le cou... ça vaut le Paris-Roubaix... les crevaisons viennent compléter les difficultés. Mick en VTT, Fabien en VTT et Xavier qui avait jusqu’alors échappé à cet ennui technique. Les femmes qui jouxtent la voie verte, ont ouverts des passages sur celle-ci... pour leurs bêtes, qui sont passé et repassé... décrire l’état de la voie à ces endroits serait impossible.  Passage au ralenti mais crépissage supplémentaire garanti !

 A 13h00 l’arrivée au pique-nique du Ducey rend hilares tous ceux qui attendent avec impatience ; l’intendance, les enfants et petits-enfants de Patrick, Tatiana, et Claudine, les bras chargés de brioches ! Les handbikers sont méconnaissables, des tas de boue. Les handbikes n’ont même plus de couleurs,  sinon couleur sable. Ce fut véritablement du handbike cross !!!

Repas rapide à base, casse-croute, il faut être avant 17h00 au camping de Beauvoir. Arès quelques photos, pour Ouest France, un petit décrassage des handbikes (et handbikers) c’est reparti dès 14h15. La voie verte a bien séché. L’arrivée à Pontaubault leur rappelle que ce jour, le soleil a rendez-vous avec la pluie.

Petit à petit, celle-ci s’intensifie, et les 15 derniers kilomètres se feront presque au radar. Après Meleray, par sécurité, le groupe est divisé en deux. La D75 avec une circulation très dense dans les deux sens, présent des risques réels. Même pas le temps d’admirer la baie (dans le brouillard !!)

 Chacun est concentré sur sa trajectoire.. Quitter la D75, pour bifurquer sur Beauvoir, s’avère sous la pluie très difficile Enfin, le retour au calme par la rive..

La route de la Bergerie, fermée, imposera un demi-tour (toujours sous la pluie). Quand est-ce qu’on arrive ?? C’est encore loin ?? Les esprits s’impatientent. Dernière ligne droite vers Beauvoir par Ardenson. L’arrivée par la rue d’Astériac leur réserve une surprise de taille. Le comité d’accueil est là. Tous les amis de Vauvillers, Melincourt et des environs sont là.. La Haute-Saône a tenu à s’associer au défi. Yves et Marie Jo (du camping-car) sont là eux aussi. Mais surement pas pour vérifier l’état de leur véhicule !!

Marie-Françoise Letellier, du CDH de la Manche, l’organisatrice de la journée du lendemain est là comme prévu pour permettre dès ce soir l’initiation sur la joëlette (matériel indispensable pour accéder à l’église abbatiale  du Mont-Saint-Michel). La pluie qui s’est calmé pour cette initiation redouble alors de violence pour ne pas cesser de la nuit…

Le sommeil est difficile à gagner.. demain, le but sera là… face à eux… les amis, la famille, tous rassemblés donnent une dimension forte à cette arrivée.. L’émotion est là…  et dire que demain….

 

 

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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 15:25

Bagnoles, ville thermale, leur ouvre les bras… une visite « by night » s’impose.. l’architecture est mise en valeur par des jeux de lumière.

 J-3.. dans trois jours, le Mont-Saint-Michel sera à portée de bras.

 Dès le réveil, le journal Ouest-France est rapidement dans les mains du groupe : un excellent article relate le témoignage de Patrick et Dominique au centre de rééducation  de la Clairière à la Ferté-Macé.

Pour le départ, le tour du camping s’impose.. les campeurs sont pour la plupart au courant et, s’intéressent à notre périple, ici aussi. Le camping de la Vée est occupé par beaucoup de curistes plus ou moins concernés par le handicap ou par la mobilité réduite.

  Enfin, une étape « normale ».. mais l’arrivée de Bertrand, cycliste chevronné, Fabien (Binoo) et Alexandre (Bidou) vététistes avertis change la donne.. Le rythme infernal est imposé aux handbikers. Les kilomètres de petites routes longeant la forêt domaniale des Andaines sont avalés. Le groupe arrivé à Perrou, très rapidement et l’entrée à Donmfront se fait avant onze heurs.

 

  Dompfront ville médiévale, pour qui malheureusement le groupe ne prendra pas le temps de visiter. L’église de Notre-Dame-sur-l’Eau, le point de pique-nique est en vue dès 12h15.. l’intendance «râle ».. pas tous là, à peine installée, et dire « qu’on  croyait que l’Intendance suivrait » dixit un petit Napoléon.

La demie-étape de l’après-midi devrait  être plus calme. Le repas rapide à base de casse-croûtes, devrait permettre de repartir vers 13h30… cependant, il faut prendre le temps de souffler les 30 bougies (2x15).. en effet Emilie et Xavier prennent de la bouteille (15 ans déjà !)

 13h30, tout le monde est prêt.. pour une fois, c’est Patrick qui est attendu.. le rétroviseur doit être resserré. La voie verte, voie cycle Paris/Mont Saint Michel, leur réserve une surprise.. ce ne sera pas pour les vélos routes.. seuls les VTT auraient pu s’y hasarder.

Aucune route parallèle n’existent, toutes sont perpendiculaires à la voie verte. En liaison avec Bertrand et son GPS, Patrick prend la décision de rejoindre Saint-Roch-de-Egrène, et d’aller chercher la voie verte plus loin… une bonne dizaine de kilomètres supplémentaires.. ils slaloment sur les chemins vicinaux de « l’Orne profonde ».. La Haute-Saône n’a rien à lui envier.. en coupant la fameuse voie cyclo trois ou quatre fois : elle est toujours aussi verte, mais pas le moindre macadam. Toujours pas pour les vélos de routes, ni pour les handbikes d’ailleurs.  

Une merveille cependant, à Saint-Roch-sur-Egrène, un chapelet de chapelles érigé en face de l’église du village les laisse pantois.. impossible de ne pas s’arrêter.

 La voie cyclo, la vraie commence alors et c’est aussi avec plaisir que le groupe la retrouve car c’est près de 12 kilomètres supplémentaires qui ont été parcourus (une petite heure). La moyenne remonte.. l’ancienne voie du tacot, bien ménagée permet de foncer à près de 20 km/h en croisière. Plus monotone certes mais plus efficace.

A la Gansonnière, Dominique, « qui les cumule »… (à se demander si il a vraiment envie d’arriver au Mont Saint Michel) s’arrête.. une vis de fixation du centre du pédalier s’est dévissée à cause des vibrations et bloque le petit plateau. La poisse… le petit plateau empêche d’avoir accès au centre, et le centre interdit l’accès au petit plateau.. finalement, Bidou trouvera la solution.. la vis sera carrément enlevée.. Dominique repart, les autres aussi, toujours sur la voie verte.  

Bertrand et Morgane, partis en éclaireurs, les attendent au carrefour de la D46.  L’étape, plus longue que prévue a tout de même été plus tranquille que d’habitude mais la cerise sur le gâteau les attend. L’entrée dans Mortain étape du soir, au camping des Cascades… l’arrivée dans ce dernier se fera par la D133, la vallée de la Cance pour terminer par un dénivelé positive… de 450m de long à plus de 20%.... 23% au plus fort (plus de 80 mètres de dénivelé).

  Tout à gauche au pied de la pente de leur ascension dantesque, les deux handbikers Patrick et Dominique vont souffrir. Les 9 cyclistes qui les accompagnent depuis le matin aussi. Ils forment une solidarité sans nom qui va devoir jouer pendant toute l’ascension, pendant toute cette montée infernale. Le camping est là haut, tout là haut.. c’est l’Alpe d’Huez !! De la rigolade.. Les relais sont très courts.. toussant, crachant, soufflant, toute l’équipée peut une fois à mi-pente apercevoir là haut une foule compacte qui s’est rassemblée.. des automobilistes se sont arrêtes, les filles de Patrick avec leurs enfants, Fanny et Mick, Tatiana et Sylvain d’Arrentières (tous fraichement arrivés pour suivre les derniers jours) appareils-photos en main.. qu’ils encouragent bruyamment..

PHE NO ME NA L !!

La petite ascension continue mais tous les cyclistes et handbikers sont prêt à imploser, les yeux révulsés, mais redoublent d’effort. Le virage au sommet,  la sécurité.. Arlette y a pensé.. le parking est là ! Tous s’écroulent … c’est gagné.. yeah !!

 

  Le camping est à 100 mètres mais plusieurs minutes seront nécessaires  pour leur permettre de récupérer..  Patrick, Dominique, Françoise, Fabien, Alexandre, Morgane, Bertrand, Alexis, Xavier, Édith et Martin auront eu raison de cette unique et ultime difficulté de la journée.  

Bravo !

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